LITTÉRATURE JEUNESSE
Éditions Slalom
Que seriez-vous prêt à faire pour avoir de l’eau ?
Le Grand Réchauffement climatique a ravagé la Terre. En quelques décennies, l’eau potable est devenue la ressource naturelle la plus rare et la plus précieuse au monde. Pour échapper à la misère, Pitbull, Larbin, Le Bourge et Sprite – des orphelins de la Seconde Guerre de l’Eau – se sont faits embaucher par la Water Corp., une organisation au pouvoir politique et militaire immense.

Les quatre adolescents sillonnent Paris pour porter de l’eau aux plus riches : ce sont des Waterbacks. Le jour où Larbin perd sa livraison, ils sont en danger de mort. Ils doivent quitter Paris et tenter d’atteindre de nouvelles terres ; vivables cette fois.
Ma note : 4/5
Nouveauté 2023
288 pages
Disponible au format numérique et broché
MON AVIS
Le nouveau monde n’est fait que de sécheresse. Les oasis de vies sont surpeuplées et la moindre goutte d’eau vaut une fortune. Le monde que nous connaissons a été remodélisé par le changement climatique, les guerres et les puissances capitalistes qui ont pris le pouvoir. Il y a les bons citoyens et les hors la-loi, des sortes de zombies décharnés. La vie est devenue un combat et la survie le quotidien. Pitbull, Larbin, Le Bourge et Sprite se connaissent depuis toujours. Copains de galère, des nuits et des coups tordus, c’est tout ensemble ou rien. Alors lorsque Larbin perd sa fameuse cargaison du précieux liquide, il n’est pas question de le regarder se faire torturer et tuer. Ainsi débute une incroyable aventure à la recherche d’un petit coin de paradis où ils pourraient vivre un semblant de paix.
Ambiance « Mad Max » et fin de monde, Charles Mazarguil signe un roman engagé. Imaginer un monde après le nôtre en émettant tout un tas de rebondissements qui tendraient à la déchéance humaine et apocalyptique, est un sacré défi que l’auteur relève haut la main. Les jeunes personnages sont hyper intéressants et surtout nous offrent une palette de caractères qui s’accordent. Ces quatre ados vont véritablement vivre l’enfer qui arrive à s’infiltrer dans toutes les situations créant ainsi une atmosphère lugubre, sombre, essoufflant le rythme. Je vous assure le final est la bienvenue et fait du bien. C’est un roman qui soulève de nombreux débats comme les dérives religieuses, le capitalisme dictateur, la liberté, l’égalité et sans oublier l’écologie. Charles Mazarguil ne nous livre pas son point de vue mais nous invite à définir nos propres ressentis. C’est un roman assez oppressant et qui pointe du doigts sur les nécessités urgentes et la conscience collective.

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