PHOTOS

Éditions Ateliers Henry Dougier

Les lieux de vie de Marguerite Duras photographiés par Catherine Faux, proche de Marguerite Duras et compagne de son fils, Jean Mascolo. Photographies sensibles et intimes des intérieurs Livre unique. Photos originales et inédites Expositions concomitantes à la sortie du livre.
Les lieux de Marguerite Duras, Neauphle-le-Château, Les Roches Noires à Trouville…  » demeurent dans le sillage de celle qui les a occupés,  » comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer « , non comme des mausolées glacés, mais comme des frémissements spirituels, porteurs d’une grâce toujours intacte (…) Duras absente mais infiniment présente dans l’évocation de ces lieux qu’elle aimait. »
L’œil de Catherine Faux, depuis longtemps familier de l’univers durassien, a su capter ces choses-là, indicibles et immatérielles.
Les pièces que Catherine Faux a photographiées, les coins et les recoins, les détails et les fenêtres qui ouvrent sur le jardin, parviennent à retenir l’histoire nocturne et lumineuse à la fois, souveraine en tout cas, de Marguerite Duras. L’émotion surgit à chaque photographie parce qu’elle réussit à atteindre au plus vrai de ce que Duras nous a toujours rapporté et confié : l’écriture atteinte dans le dépouillement, la tendresse des tissus fanés, et peut-être même la trace de son corps sur le petit canapé d’appoint… « 
(Alain Vircondelet)
Ma note : 5/5

Une vie libre

Marguerite Duras fait partie de ces auteures qui m’intimident, vers lesquelles il m’est difficile d’aller. Certainement des aprioris infondés ou le sentiment de ne pas être à la hauteur, de ne pas mériter leur découverte, leur univers. Cette inimitié me met souvent mal à l’aise.

 

Ce recueil de photographies est cette main tendue que j’attendais secrètement. Rentrer dans l’intimité pour rencontrer ce que fût Marguerite Duras. Observer, s’imprégner de l’atmosphère qui se dégage des lieux et ressentir la liberté de ce qu’a dû être sa vie.

 

Chaleur, simplicité, le sens des détails, ces carafes, ces contenants qui capturent le regard. On s’imagine s’asseoir à sa table, passer du temps dans ce parc où explorer l’horizon de la mer. L’imagination s’emballe, les mots d’écriture, les envolés, la profusion de sentiments. 

 

Catherine Faux capte ces instants fugaces dans l’éternité d’un mouvement figé où la lumière vive ou chaleureuse sublime la liberté de l’âme de Duras.

 

Quelle rencontre subjuguant !

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