Quelques morceaux choisis du quotidien pour raconter le dernier acte de la vie de Ma mère et Mon père, les deux personnages principaux de ce récit. Sous la plume de leur fille, témoin de cette épopée, on passe de l’un à l’autre en alternance, chapitre après chapitre, comme s’ils dialoguaient entre eux, alors que le temps défile sur une dizaine d’années pour elle et une dizaine de jours pour lui. Un chemin ardu, parfois burlesque, souvent imprévisible. Un côte à côte fidèle, insoumis et têtu. Des personnes qui ne renoncent ni à leurs passions, ni à leurs engagements, ni à leur liberté. La liberté de rester acteur de sa vie jusqu’au bout même dans les pires tourmentes, qu’on soit accompagné ou accompagnant. Et quand bien même la fin de ce livre n’est pas une surprise, on tourne les pages avec hâte, avant d’y revenir ensuite, happé à la fois par l’écriture légère et précise de l’autrice et par l’intensité des instants qu’elle nous livre.
QUAND LA VIE S’ÉCHAPPE
Nathalie Solence, artiste accomplie, nous offre une balade généreuse et mélancolique auprès de ses parents malades.
Cet espace intimiste est parsemé de tendresse, de tristesse et de désoeuvrement et est magnifié par une plume sensible.
Le passé, le présent et le futur se côtoient avec délicatesse, offrant ce kaléidoscope de souvenirs et d’espoirs. Étrange duo que forment ces derniers, il flotte au gré des événements tantôt éprouvants tantôt complices.
Ce récit, teinté d’hommage, de soupirs et de regards souriants, est sublimé par une prose envoûtante, terriblement charnelle qui invite à la liberté d’être, à la liberté de vivre, à la liberté de la pensée.
C’est également le récit de l’accompagnement, des sacrifices, de la résilience et de l’abnégation. Le récit d’une multitude de vies et de cœurs qui battent dans une famille.
Une lecture qui se lit comme on écouterait une douce mélodie venue d’ailleurs. C’est vibrant !
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