Au milieu du XXIᵉ siècle, alors que les canicules à répétition redessinent le paysage mondial, Erik Dolomont a bâti sa fortune sur l’exploitation de la crise climatique. Il profite d’un vide juridique et s’approprie un iceberg qu’il fait charrier depuis le pôle jusqu’au Maroc pour en revendre l’eau douce au prix fort. Samira, une jeune juriste spécialisée dans la défense de la nature, cherche la faille pour s’opposer à lui. Ses raisons de lui faire obstacle sont idéologiques sans doute. À moins qu’il ne s’agisse d’une vengeance personnelle ? De la Guinée à la Suède en passant par le Maroc et la France, de 2040 à 2060, ce thriller écologique haletant nous entraîne dans un monde terriblement proche du nôtre. À travers la trajectoire de Samira, il nous invite à réfléchir aux grandes questions de notre temps.
Il est important de s’interroger sur notre futur et Rémi David l’a magnifiquement bien retranscrit dans son nouveau roman. Dystopie/thriller écologique, Rémi David se questionne sur l’importance du devenir humain et écologique.
Nous sommes tous confrontés, à l’heure actuelle, aux différents événements climatiques. Le monde se transforme lentement sous nos yeux et nous sommes directement touchés.
2040, Paris croule sous la chaleur. Antoine, la tête dans les étoiles, survit dans ce restaurant et dans ce monde qu’ il ne comprend guère. Sa copine, Samira, vit à mille à l’heure. Juriste, elle s’attaque à un dossier sans conséquence. En effet, un riche entrepreneur est en train de remorquer un iceberg.
A qui appartient la nature ? Cette question est le fil conducteur d’une intrigue bien huilée.
Le récit s’articule autour de trois axes : le présent, le passé et le futur. Samira en est l’actrice principale qui dévoile ses secrets au fil des pages. Sous fond de changement climatique, d’exode climatique commercialisé, les femmes, les enfants et les hommes deviennent les conséquences d’un système capitaliste et génocidaire.
Rémi David délivre de forts messages qui dépassent les valeurs égocentriques de notre monde actuel. La bienveillance, l’entraide, le partage, le soutien : l’Humain comme lien central d’un monde en dérive et non comme une marchandise, comme un esclave. Les différences planétaires sont mises en lumière avec gravité et avec nécessité.
C’est une lecture qui bouscule, qui remue et qui nous invite à avoir une vision réaliste de l’avenir et de prendre en considération les conséquences. Qui voudrait vivre dans ce monde tel qu’il est décrit ?
Rémi David nous plonge dans un monde dystopique aux enjeux qui, eux, vont devenir notre réalité.
Laisser un commentaire