Si un défunt apparaissait dans votre rêve pour vous missionner, mèneriez-vous l’enquête à votre réveil ? En France, vous garderiez sans doute ce rêve pour vous. En Islande, nombreux sont ceux qui prendraient cette visite nocturne très au sérieux.
Cet écart de perception n’est qu’un exemple parmi d’autres des différences culturelles concernant notre rapport aux défunts.
La philosophe Vinciane Despret nous emmène dans un tour du monde des rites funéraires, pour mieux comprendre ce lien invisible mais tenace que nous entretenons avec les morts.
La collection “Les petites conférences” retranscrit des conférences à l’attention des enfants à partir de 12 ans.
Petites et bien costaudes, ces 88 pages interpellent les jeunes lecteurs et lectrices sur un thème qui n’est pas facile à aborder.
“Où s’en vont les gens qui meurent ?” : Vinciane Despret, avec philosophie, tact et bienveillance, délivre sa vision et nous invite à la parole.
Croyances, religion ou non, rites, cultures, tout autant d’éléments qu’elle vulgarise. Un argumentaire simple est illustré d’exemples concrets et qui parleront à tout le monde, petit comme grand.
Simple et efficace, nous faisons le tour du monde. Nous pouvons nous retrouver dans certaines pratiques, croire à un ailleurs ou rester prosaïque.
Personnellement, l’exemple de l’Islande m’a beaucoup touché. En effet, les défunts qui apparaissent dans leurs rêves sont très pris au sérieux.
La philosophie est une science qui me paraît toujours très compliquée, car je ne la comprends pas et je n’en saisis pas les codes. Cette lecture m’a décontenancée par sa facilité et son intimité.
Laisser un commentaire