Salonique, 1913, aux confins du monde grec, du monde ottoman : la poudrière des Balkans, où se pressent empires, nations en devenir, religions et révolutionnaires. Dans quelques semaines, ce sera l’assassinat du roi Georges Ier de Grèce ; dans un an, l’attentat de Sarajevo et les débuts de la Grande Guerre. Lorsque le corps d’un professeur de droit parisien est découvert dans le cimetière juif de la ville, Thomas More est sollicité par les autorités locales pour résoudre ce crime. Secondé par le jeune Paul Seligmann, il exhumera bien d’autres drames. Comme en équilibre sur un fil, il assistera aussi à la naissance d’un amour, avant qu’un monde ne disparaisse.
Thomas More est un personnage à la fois mystérieux, inquiétant et intrigant. Sa connaissance est tout aussi vaste que le vieux continent qu’il parcourt.
Une nouvelle mission le porte au cœur de la Grèce à la frontière avec les Balkans. Salonique, ville juive, est un carrefour commercial et culturel d’une grande richesse. Logeant chez l’ambassadeur français, la présence de Thomas More est requise par le jeune Paul Seligmann qui est confronté à un problème hors norme. Lorsque ce dernier procède à l’inhumation du plus vieux associé de l’entreprise familiale, le corps d’un éminent professeur est retrouvé dans le caveau familial.
Ainsi se déclenche une enquête qui semble chaotique pour le lecteur que nous sommes.
En effet, François Sureau distille les informations servant les intrigues avec un certain entrain désordonné. J’ai accepté d’avancer dans le flou pour au final découvrir toutes les intentions malfaisantes des protagonistes. Thomas More joue à la perfection le trouble-fête. Son attitude, sa manière de parler et de ne pas répondre, sa gestuelle, tout semble calculé pour installer le doute et la méfiance. Pourtant, Paul Seligmann voue une admiration et une confiance sans faille à cet homme.
L’intrigue est constituée de nombreux faits divers qui divergent vers une seule résultante. L’aspect historique est cher à mes yeux et ici, elle est riche en détails.
J’ai apprécié me plonger dans cette ambiance d’un autre temps. Cela m’a rappelé quand je dévorais les Agatha Christie. Une lecture agréable, un peu courte à mon goût, mais idéale pour une soirée cosy.
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