ESSAI
Éditions BAYARD Récits
256 pages

Le pape François est mort le 21 avril 2025. Le 8 mai, Léon XIV est élu à la tête de l’Église. Pendant dix-huit jours, le pouvoir est vacant. Pendant dix-huit jours, de l’annonce de la mort à la fumée blanche, le Saint-Siège laisse voir sa mécanique politique. Et son rapport au monde.
Élire un pape originaire des États-Unis au moment où le trumpisme recompose la scène internationale n’est pas neutre. Comment incarner l’autorité romaine à l’heure du retour des discours de puissance, des logiques impériales et de l’instrumentalisation du catholicisme par l’extrême droite ? Ce livre affronte cette question, sans céder ni à la caricature, ni à la prophétie, en cherchant à comprendre, au-delà du choix d’un nom, le sens profond du passage de François à Léon.
Envoyé permanent de La Croix à Rome, Mikael Corre fait le récit d’un moment crucial comme on déchiffre un tableau où tout fait signe. À travers les gestes, les silences et les détails, il analyse une scène politique totale où se confrontent des visions du monde, des conceptions du pouvoir, des stratégies diplomatiques, en même temps que les questions fondamentales qui traversent l’Église. Porté par un rythme enlevé et un sens aigu du décryptage, ce livre où se mêlent sciences humaines et géopolitique analyse la fabrique du pouvoir et, plus encore, ce que ce pouvoir dit du monde dans lequel il s’exerce.
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DANS LES COULISSES DU VATICAN

Le Vatican a toujours été entouré d’une aura de mystère. Le siège de la chrétienté vit au rythme des événements religieux. Rarement, le Saint-Siège doit faire face au décès de son représentant, événement qui suscite recueillement et frénésie autour du conclave, isolement pendant lequel est élu le futur pape.
 
Avril 2025, Mikael Corre est correspondant du journal La Croix. Le décès du pape François met le monde en effervescence. De nouvelles cartes sont distribuées et si le Saint-Siège ne doit pas faire l’étal d’ambitions politiques, Mikael Corre nous ouvre les coulisses d’un monde qui vit au rythme de la politique mondiale.
 
Mikael Corre prévient : “ c’est un livre sur la fabrique du pouvoir. Et, plus encore, sur ce que ce pouvoir dit du monde dans lequel il s’exerce. Un conclave n’est jamais un événement hors sol. Il se tient à l’écart du monde, mais il n’en est jamais séparé. A huis clos, s’y déposent des décennies de débats théologiques, de tensions géopolitiques, de recompositions culturelles. Par la concentration des regards, des peurs, des espoirs et des rapports de force qu’il cristallise, il constitue un observatoire singulier d’une époque, aujourd’hui marquée par le retour de la force et des logiques impériales.”
L’ensemble de l’essai suit cette ligne directrice : mettre en exergue les jeux de pouvoirs, les influences. Toutefois, Mikael Corre n’hésite pas à retracer l’histoire du Vatican, l’influence du pape François et de ses prédécesseurs, à émettre des avis objectifs sur les différents candidats, à mettre en lumière les différentes affaires de pédophilies, de détournement de fonds, à décrire les différentes fonctions au cœur du Saint-Siège, à interroger sur la place des religieuses…
 
Mikael Corre analyse ce microcosme avec objectivité, passion, interrogation et finesse. Un essai complet, accessible au plus grand nombre de lecteurs et qui s’inscrit dans un modèle de pensée global en abordant un large panel de sujets. 
 
“Sa souveraineté [le christianisme] est spirituelle, non, politique. Là où les idéologies veulent sauver l’homme par une réorganisation de la société, l’Église tente de les rappeler à l’ordre, à cet ordre : seul Dieu sauve.”

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