
LITTÉRATURE CONTEMPORAINE
Éditions J’ai Lu
160 pages
Depuis quelques mois, la vie d’Alma se hérisse de piquants. Sa fille souffre d’un mal étrange, les médecins parlent de tumeur. Mais Alma n’y croit pas. Elle a l’intuition qu’un chardon pousse à l’intérieur de son enfant. On a beau lui dire que la vie n’est pas un roman de Boris Vian, Alma n’en démord pas. À quelques heures d’une opération périlleuse, son intuition persiste. Il ne faut pas intervenir. C’est autre chose qui peut sauver sa fille… Elle, peut-être ? Dans une langue merveilleusement poétique et imagée, Constance Joly met en scène l’histoire de ce que l’on transmet, malgré nous, à nos enfants. Le matin est un tigre parce que, certains jours, la vie est un combat et qu’il faut bien arriver à s’en débrouiller.
UN LIEN MEURTRIER
Alma et sa fille, c’est une histoire fusionnelle, l’une étant le prolongement de l’autre et vice versa. Lorsque le mal s’introduit au cœur de sa fille adolescente, leur monde bascule. La culpabilité, la peur, la souffrance et la solitude les prennent au dépourvu. Le combat s’installe et l’errance s’emballe. Pourtant, la conviction d’Alma est toujours présente : et si sa fille était malade à cause d’elle ?
Voilà un premier roman saisissant, ne nous épargnant rien. Par une écriture vive, empreinte d’urgence, Constance Joly nous interroge sur la transmission, sur l’héritage, sur ces sentiments venus d’ailleurs. Elle nous bouscule, puis tout s’arrête. Ce silence salvateur, cette nuit hors du temps, ce moment où l’urgence est annihilée, où l’être reprend sa place. Alma est un personnage bouleversant ; alors que sa fille est au bord du précipice, elle part en quête d’elle-même.
Un moment de lecture intense.

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