
LITTÉRATURE CONTEMPORAINE
Éditions du Canoë
384 pages
Pourquoi un banquier d’affaires a-t-il choisi de se donner la mort dans un Monoprix de la banlieue ouest de Paris ? Durant onze jours, de la découverte du corps à l’enterrement, ceux qui l’ont connu tentent de comprendre les raisons de son suicide. Se dessine alors le désarroi d’un monde gouverné par l’évaluation permanente : services notés, plateformes numériques, applications scolaires surveillant à distance élèves et parents ; une pratique qui s’est imposée dans toute la société, fragilisant autant les puissants que les plus vulnérables. Les Bonnes Notes est un roman choral sur la peur de ne plus être à la hauteur, sur ce que l’on tait derrière les réussites apparentes, et sur ces fragilités ordinaires que personne ne remarque – jusqu’au moment où tout bascule. L’enquête finit par aboutir mais la vérité qu’elle révèle changera-t-elle quelque chose ? D’un ton léger, parfois ironique, le récit explore les petites comédies sociales derrière lesquelles chacun tente, tant bien que mal, de tenir sa place. Avec une maîtrise remarquable, Marie Hascoët décrit une société qui a perdu ses repères – la nôtre –, suspendue aux codes d’appréciation qui lui tiennent lieu de valeur.
ET UN MATIN… TOUT CHANGEA
Derrière les façades des maisons, les sourires, les « ça va », se cache parfois une douleur qui crie en silence.
Lui a subi le déshonneur au travail. Mis de côté, abandonné, la descente aux enfers est amorcée jusqu’à ce jour fatidique où plus rien n’a eu de sens, d’espoir.
La stupeur, l’effondrement, la colère, la tristesse, les « si j’avais su » : tout s’écroule. Marie-Pierre Hascoët nous engouffre dans son roman polyphonique. Le policier, la veuve, l’aîné, le meilleur copain, la fille de ce dernier s’interrogent sur le sens de ce geste, sur le sens de la vie. Ainsi se dresse le portrait des injonctions de notre société : le résultat, le conformisme, la performance, les apparences.
Tour à tour, les personnages décortiquent et explorent leur point de vue et leurs valeurs. Marie-Pierre Hascoët nous offre un premier roman à la fois sobre, douloureux et tendre, dans lequel se glisse un brin de loufoquerie.
Un roman choral surprenant sur la pression sociale et la pression familiale, porté par des personnages charismatiques et paralysés par la tristesse et l’incompréhension. Un premier roman touchant et bouleversant !

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