
LITTÉRATURE CONTEMPORAINE
Éditions Bayard | Collection Littérature Intérieure
240 pages
Dans une bastide provençale où le vent souffle sans discontinuer, une petite fille grandit. L’homme qui est arrivé dans la maison observe. Il sait tout manier avec habileté – les outils, les mots, les couteaux de cuisine, les gens. Grâce à lui, les volets sont repeints, les portes ferment, un mur entoure désormais la maison.
À l’intérieur, gare à qui désobéit. Gare aux rires entre la mère et ses enfants.
Pour la grande sœur, il faudra tenter de protéger un frère. Il faudra, pour sortir du huis clos, toute la rage de l’enfance.
Un premier roman saturé de tension qu’on traverse le souffle coupé.
SURVIVRE ET SE CONSTRUIRE
Elisa Routa signe un premier roman à couper le souffle.
Des vers libres pour crier la violence et la douleur de l’enfance qui s’abîme au contact de la toxicité d’un homme qui ne veut qu’être obéi au doigt et à l’œil.
La comptine « Les trois petits chats », fond musical ou ancrage subliminal, accompagne chaque moment, chaque étape, chaque événement afin de rappeler que l’innocence de l’enfant est un bien précieux à préserver. Elle contrecarre la violence et adoucit les maux.
Les personnages sont à l’image du fléau qui s’abat. La survie, les pas muets et les mots qui ne s’épanchent qu’à l’intérieur au point de moisir, de devenir la haine, de nécroser.
Chaque page, chaque vers libre est une explosion d’émotions. On les avale, on les crache de douleur, on serre la mâchoire, on est en apnée. Elles s’entrechoquent, se battent, s’essoufflent, se crispent. La violence insidieuse frappe. La violence physique s’abat.
C’est un premier roman féroce, puissant, parfois nauséabond. Et pourtant, la beauté y réside : la liberté vibre de toutes ses forces.
Juste MAGNIFIQUE !

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