
ESSAI
Éditions Bayard | Collection Récits
400 pages
Cinq silences. Cinq voix qui se sont tues – trop tôt.
Un écrivain est là, vivant, et soudain c’est terminé. Soudain il ne reste plus que les mots qu’il a laissés.
Franz Kafka en 1924, Virginia Woolf en 1941, Albertine Sarrazin en 1967, Georges Perec en 1982, Roberto Bolaño en 2003 : cinq fois, la littérature est privée de la poursuite d’une œuvre qui bouleversait le monde. Comment raconter « ce qui ne va pas pouvoir arriver » ? Cinq fois, Raphaël Meltz se concentre sur ce moment de bascule, sur ce qui précède le silence : la profusion de paroles, de faits et de dates qui constituent les derniers instants, les derniers mots.
Loin des figures mythifiées par la renommée littéraire, ce livre nous emmène aux côtés de cinq écrivains au moment où, brutalement, le réel se révèle plus fort que leur imaginaire.
AU NOM DES MOTS, DE LA VIE
Raphaël Meltz nous embarque dans un essai d’une richesse incroyable. « Cinq silences » pour cinq auteurs de renom : Kafka, Woolf, Sarrazin, Perec, Bolaño.
Au travers des différents portraits, Raphaël Meltz esquisse l’imperceptible génie qui façonna de manière abrupte les plus grands noms de la littérature. La maladie, insidieuse, s’invite en silence. Elle hâte parfois les mots, au pire les arrache sans préavis. L’urgence frappe : celle de finir, celle d’écrire davantage. Les coups du sort, la dureté de la vie, l’amour, les amitiés sont tout autant présents.
À l’aide d’entretiens, de correspondances et de témoignages, Raphaël Meltz, avec dévotion et minutie, retrace ces cinq vies et tente de répondre à cette question : que reste-t-il de l’écriture face à la mort ?
L’ensemble, la qualité et la richesse de cet essai sont considérables. Raphaël Meltz transmet ses savoirs avec générosité et enthousiasme. Il n’hésite pas à glisser quelques mots sur sa vie personnelle et à s’interroger sur son rapport à la mort.
Un essai magnifique qui rend hommage à ces figures littéraires et qui ne peut qu’inciter à les découvrir, si cela n’a pas été fait.

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